Mancini revient avec une ambition claire: relancer l’Italie au sommet
Roberto Mancini veut écrire un nouveau chapitre avec l’Italie. De retour à la tête de la Nazionale, l’ancien entraîneur de Manchester City affiche la même idée fixe qu’à son premier passage: ramener le pays là où il estime qu’il doit se trouver, parmi les grandes nations du football mondial.
À 61 ans, le technicien italien ne cache pas ses intentions. Il parle d’un projet, d’un groupe à construire et d’une équipe capable de gagner à nouveau un trophée majeur. Le message est simple: l’Italie ne doit plus se contenter de survivre, elle doit redevenir une référence.
Un retour après une sortie douloureuse
Le retour de Mancini a quelque chose de paradoxal. C’est lui qui avait offert à l’Italie l’Euro 2020, remporté face à l’Angleterre à Wembley, dans une campagne qui avait redonné de l’élan à tout un pays. Pourtant, son aventure s’était terminée en 2023, dans un climat bien différent, après l’échec de la qualification pour la Coupe du monde 2022.
Cette nouvelle nomination intervient donc dans un contexte lourd. L’Italie vient d’enchaîner trois absences consécutives au Mondial, une situation presque inimaginable au regard de son palmarès. Pour une sélection quatre fois championne du monde, le contraste est brutal.
L’Italie de Mancini, entre héritage et urgence
Lors de sa présentation, Mancini a insisté sur sa conviction: les joueurs existent, notamment chez les plus jeunes, et le potentiel ne manque pas. Il dit vouloir gagner, mais aussi proposer un football de qualité. Les deux objectifs avancent ensemble, sans qu’il envisage de les dissocier.
Son discours traduit une forme d’urgence, mais pas de panique. Le sélectionneur repart avec une idée précise: bâtir une équipe crédible sur la durée, capable de redevenir redoutée. Il veut une sélection capable de “faire peur”, selon sa logique, avant de penser à la prochaine grande échéance mondiale.
Les Européens d’abord, puis la Coupe du monde
Le programme est déjà tracé. Mancini devra d’abord guider l’Italie vers la qualification pour l’Euro 2024, organisé en Angleterre, avant d’espérer refermer la longue parenthèse qui sépare la Nazionale de la scène mondiale. Depuis le titre mondial de 2006, les Italiens n’ont plus franchi la phase de groupes en Coupe du monde.
Ce détail pèse lourd dans la mémoire collective. Marcello Lippi reste à ce jour le dernier sélectionneur à avoir mené l’Italie au-delà de la phase de groupes, et cela en 2006, lors du sacre en Allemagne. Même son second mandat n’avait pas permis de corriger la trajectoire, avec une élimination précoce en 2010.
Mancini et l’Italie, un premier test dès septembre
Avant de se projeter trop loin, Mancini va entrer rapidement dans le vif du sujet. Son premier match à la tête de la sélection sera une rencontre de Ligue des nations contre la Belgique, en septembre. Un rendez-vous intéressant pour mesurer l’état réel de son groupe et l’adhésion immédiate à ses idées.
Le défi est à la fois sportif et symbolique. L’Italie ne manque ni de passé ni d’exigence, mais elle doit retrouver une ligne directrice stable. Mancini sait que les attentes seront immédiates, car son passé avec la Nazionale le place d’emblée face à une obligation: transformer le souvenir d’un titre en nouvel élan durable.





